Archives de catégorie : Suisse

Pully - coffres néolithiques

Des tombes en coffre néolithiques à Pully (Vaud)

Découverte de huit nouvelles tombes en coffres sur la nécropole néolithique de Pully (Vaud)

La nécropole de Pully-Chamblandes est un haut-lieu pour la recherche néolithique dans le canton de Vaud. A l’été 2021, Morgan Millet et son équipe ont effectué un suivi archéologique lors lors de travaux menés par les services industriels de la ville de Pully, au Chemin de Verney. Ces fouilles ont permis de reconnaître huit tombes en coffre sur une surface d’à peine 10 m².

Pully - Vue générale de quatre tombes
Vue générale de quatre tombes
Pully - Vue des dalles latérales de deux coffres
Vue des dalles latérales de deux coffres

Un peu d’histoire

L’intervention archéologique a eu lieu au niveau d’une importante nécropole qui avait été identifiée à la fin du XIXe siècle par Albert Naef, le premier archéologue cantonal vaudois. L’ensemble est resté célèbre et le terme «cistes de type Chamblandes» désigne depuis lors les tombes aménagées en petits coffres de dalles, durant le Néolithique moyen, entre 4500 et 3500 av. J.-C. Les premières fouilles s’y sont déroulées en 1880, et depuis une douzaine d’interventions se sont succédées. La nécropole est installée sur une terrasse surplombant d’une trentaine de mètres le lac Léman. Pour l’heure, son emprise maximale reconnue est d’environ 90 x 35 m. Au vu de l’absence de documentation pour certaines investigations anciennes, le nombre total de tombes fouillées n’est pas connu avec précision, mais peut être estimé à plus de 80.

Chamblandes
Relevé d’Albert Naef en 1901 d'une inhumation double d’un homme et d’une femme avec un pectoral en défenses de suidés ( Archives cantonles vaudoises - GALLAY (A.) (dir.), Des Alpes au Léman. Images de la préhistoire, Gollion, Infolio, 2006).
Chamblandes 2
Reconstitution d'une scène d’inhumation néolithique à Corseaux. Dessin : André Houot ; mise en couleur : Jocelyne Charrance (GALLAY (A.) (dir.), Des Alpes au Léman. Images de la préhistoire, Gollion, Infolio, 2006)

Découvertes de huit nouvelles tombes néolithiques

Les vestiges découverts lors de cette campagne apparaissent sous un faible recouvrement compris entre à peine 0,5 et 0,7 m.

Les tombes se composent d’un coffre formé de quatre dalles de molasse de chant, une cinquième faisant office de couvercle. Elles sont majoritairement orientées est-ouest. Le niveau d’ouverture des fosses d’implantation de ces tombes n’est pas conservé, et certaines dalles de couvertures sont mêmes absentes.

Sur ces huit tombes, seules deux se développent entièrement dans l’emprise de la tranchée. Les six autres se développent partiellement hors emprise ou ont été perturbées par des creusements postérieurs en lien avec les réseaux urbains . La dalle de couverture est absente sur deux tombes et n’est que très partiellement conservée pour les trois autres.

Pully - Trois tombes en cours de fouille
Trois tombes en cours de fouille
Pully - Détail de la dalle de couverture effondrée d'une tombe
Détail de la dalle de couverture effondrée d'une tombe

Des coffres peu fournis

Seules trois tombes ont livré des restes osseux : il s’agit à chaque fois d’éléments crâniens.  Une autre tombe n’a pu être observée qu’en stratigraphie, en bord de fouille, mais on pouvait noter la présence de restes osseux et d’éléments de parure (perles en lignite) qui ont été récoltés pour étude. Aucun autre mobilier n’a été découvert hors des tombes.

La taille réduite des différents coffres, ainsi que la très faible quantité de restes osseux conservés nous donnent tout de même des informations, dans le sens ou ces éléments semblent indiquer qu’il s’agit de tombes d’individus a minima immatures, voire très jeunes.

Pully - Tombe avec fragments de crâne
Tombe avec fragments de crâne

Opération d’archéologie préventive conduite à l’été 2021 sur la commune de Pully (Vaud), en préalable à des travaux de réseaux.

Prescription et contrôle scientifique : Service archéologique du canton de Vaud

Maîtrise d’ouvrage : Services industriels de la ville de Pully

Opérateur archéologique : Archeodunum (Responsable : Morgan Millet)

Parution de deux ouvrages en partenariat

Nous sommes heureux de vous relayer la parution récente de deux ouvrages pour lesquels Archeodunum est partenaire :

Architectures néolithiques de l’île d’Yeu (Vendée) par Audrey Blanchard, Serge Cassen et Jean-Noël Guyodo

Le théâtre romain d’Alésia. Structuration et développement d’un quartier urbain par François Eschbach et Sébastien Freudiger

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Architectures néolithiques de l’île d’Yeu (Vendée)

Ouvrage co-dirigé par Audrey Blanchard, responsable d’opération néolithicienne chez Archeodunum, avec Serge Cassen et Jean-Noël Guyodo. Avec les contributions et collaborations des archéologues d’Archeodunum : Geoffrey Leblé, Valentin Lehugeur, Fabien Montassier et Alexandre Polinski.

Au large des côtes atlantiques vendéennes (France), l’île d’Yeu est un territoire occupé depuis la Préhistoire. Les sites à vocations domestiques, artisanales, funéraires ou encore symboliques datés du Néolithique sont nombreux. Leur état de conservation est exceptionnel car les architectures bâties en pierre sont préservées en élévation pour beaucoup d’entre eux. C’est le cas, par exemple, sur les habitats du IVème millénaire avant J.-C., qui ont fait l’objet de plusieurs programmes de recherche depuis 2010.

Cet ouvrage regroupe la documentation, les informations inédites et les principaux résultats des études, prospections, fouilles et relevés réalisés sur les habitats, les monuments funéraires, les carrières et les sites symboliques. Les premiers travaux tentent de proposer un état des lieux de l’environnement minéral ainsi que les principales formes d’exploitation, les stratégies d’approvisionnement et les usages des roches. Le coeur de l’ouvrage est consacré à la fouille des deux principaux habitats datés du Néolithique récent, la pointe de la Tranche et Ker Daniaud. L’accent est mis sur les architectures de pierre de ces éperons barrés directement ouverts sur l’Océan mais dont I’occupation semble non permanente. Enfin, les relevés (plan, photogrammétrie, microtopographie) et la modélisation numérique des sépultures mégalithiques des Tabernaudes, de la Planche à Puare et des Petits Fradets autorisent une restitution tridimensionnelle des architectures funéraires néolithiques. Pour les rochers marqués de cupules, dont la concentration actuelle est une des plus importantes, une première analyse du corpus des signes est proposée; en dépit de leur datation encore mal assurée.

Cette contribution est l’occasion d’offrir les résultats de l’observation du réel et de l’imaginaire, perçus par I’analyse des témoignages et expressions, physiques et symboliques, des populations de la fin de la Préhistoire installées – et non piégées – sur un territoire restreint battu par les vents et cerné par les flots.

Le théâtre romain d’Alésia. Structuration et développement d’un quartier urbain

Ouvrage co-dirigé par François Eschbach, ancien responsable d’opération chez Archeodunum et Sébastien Freudiger, directeur d’Archeodunum SA en Suisse, avec les contributions de deux autres archéologues d’Archeodunum : Clément Hervé et François Meylan

Le théâtre antique d’Alésia a fait l’objet de nombreuses investigations depuis sa découverte en 1905. Cette publication synthétise l’ensemble des connaissances acquises sur ce monument, notamment à l’occasion des dernières campagnes de fouille menées entre 2004 et 2008 dans le cadre d’un important programme de recherche, préalablement au projet de restauration qui doit le couronner. Elle a pour ambition de restituer les différentes phases d’aménagement du site qui est intimement lié au développement urbanistique de la ville romaine sur l’oppidum au lendemain de son célèbre siège. Cette monographie se nourrit des trois axes de recherche principaux qui ont guidé les investigations : définir la nature des occupations antérieures au théâtre, caractériser les étapes de l’histoire du monument et préciser les modalités de son insertion dans le tissu de l’agglomération. Elle présente ainsi l’histoire mouvementée de l’édifice, érigé sur une grande parcelle de friche urbaine au coeur de la ville antique. L’étude du substrat local a montré que son hétérogénéité a directement conditionné les différentes phases de son occupation, notamment la destruction du premier théâtre causée par la présence d’une faille sous-jacente. L’étude architecturale du monument qui a mis en évidence ce désastre est par ailleurs étoffée d’une proposition de restitution de ses deux principaux états.

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Découverte d’une nécropole de l’âge du Bronze final sur le site du Trési, à Denges (Suisse, Vaud)

Découverte d’une nécropole de l’âge du Bronze final sur le site du Trési, à Denges (Suisse, Vaud)

Vue aérienne du site (en direction de l’ouest), avec la route cantonale à gauche et la gare de triage à droite
Vue aérienne du site (en direction de l’ouest), avec la route cantonale à gauche et la gare de triage à droite
Premiers décapages mécanisés sous surveillance archéologique
Premiers décapages mécanisés sous surveillance archéologique

Entre mars et avril 2019, des sondages archéologiques ont été réalisés à Denges, préalablement à la construction d’un nouveau dépôt de bus par l’entreprise de transports de la région Morges-Bière-Cossonay (MBC). Si aucune région archéologique n’était encore recensée sur le territoire communal, la superficie importante du projet a néanmoins conduit l’Archéologie cantonale (DGIP, État de Vaud) à prescrire cet examen. L’intérêt de la démarche était renforcé par le fait que ces terrains, alors occupés par des cultures maraîchères, semblaient n’avoir jamais connu de remaniements en profondeur, contexte favorable à la bonne conservation d’un éventuel gisement archéologique.

 

Le diagnostic s’est avéré fructueux, puisqu’il a permis la découverte de deux premières tombes à crémation et de plusieurs fragments de récipients en céramique, laissant présager l’existence d’un site protohistorique inédit. En conséquence, des fouilles archéologiques préventives, confiées à l’entreprise Archeodunum SA, sous la responsabilité de Dorian Maroelli, ont débuté le 14 juin dernier pour assurer l’enregistrement des vestiges et le prélèvement des objets. Elles ont déjà permis d’explorer 8’500 m² de terrain et mettent en évidence la richesse insoupçonnée du gisement. Une centaine de structures archéologiques, réparties sur une surface d’au moins 4’000 m², sont ainsi déjà recensées. Près de la moitié d’entre elles correspondent à des fosses sépulcrales renfermant les restes de défunts incinérés, associés à des vases d’accompagnement.

Bloc de couverture signalant la présence d’une sépulture à crémation
Bloc de couverture signalant la présence d’une sépulture à crémation
Sépulture à crémation en cours de dégagement
Sépulture à crémation en cours de dégagement

Fréquemment signalées par des dalles de couverture, les sépultures consistent en petites fosses circulaires de faible profondeur, dans lesquelles les récipients peuvent être disposés côte-à-côte, empilés, ou encore étagés. Les décors observés sur certains récipients suggèrent que la principale période d’activité de la nécropole se place vers la fin de l’âge du Bronze, soit entre 950 et 900 av. J.-C., phase chronologique caractérisée par une nette prédominance du rite de la crémation.

À l’instar de la majorité des sites funéraires de cette époque, les bûchers où les défunts étaient incinérés ne sont pas identifiés. Il en subsiste toutefois quelques traces indirectes, sous la forme de résidus charbonneux, parfois mêlés de tessons de céramique, nodules de terre cuite et esquilles d’ossements calcinés, soigneusement récoltés après la crémation pour être déposés à proximité d’une tombe, voire directement dans celle-ci.

Ces sépultures revêtent un caractère exceptionnel, par leur bon état de conservation général et leur densité. A l’échelle nationale, elles forment sans doute une des nécropoles les plus complètes de l’âge du Bronze final. La dernière découverte comparable remonte au milieu des années 1990 dans le canton du Jura où le site funéraire de Delémont, En La Pran, fouillé à la faveur de la construction de l’autoroute A16, avait livré 35 sépultures à incinération de la même période.

Dans l’arc lémanique, les sépultures de ce type connues jusque-là appartenaient à des ensembles plus restreints ou lacunaires, découverts anciennement pour la plupart, et souvent peu documentés. On citera, à titre d’exemple, la nécropole du Boiron, à Tolochenaz, mise au jour entre la première moitié du 19e siècle et le début des années 1950, puis explorée à nouveau en 2009, dans le cadre des travaux d’extraction du gravier.

Des tombes à crémation sont également régulièrement mises au jour sous les niveaux romains de Lausanne-Vidy, au gré des travaux de construction, qui se sont intensifiés à partir des années 1960.

Détail d’une sépulture à crémation contenant un dépôt complexe de 19 vases (pots, écuelles, gobelets)
Détail d’une sépulture à crémation contenant un dépôt complexe de 19 vases (pots, écuelles, gobelets)
Dépôt funéraire constitué d’un ossuaire (à droite) et de deux vases d’accompagnement
Dépôt funéraire constitué d’un ossuaire (à droite) et de deux vases d’accompagnement
Sépulture contenant plusieurs récipients, dont un pot miniature soigneusement calé au moyen de petits cailloux
Sépulture contenant plusieurs récipients, dont un pot miniature soigneusement calé au moyen de petits cailloux
Détail de deux vases déposés sur deux niveaux au sein de la même sépulture. Le récipient à la base comporte un décor de quatre cannelures
Détail de deux vases déposés sur deux niveaux au sein de la même sépulture. Le récipient à la base comporte un décor de quatre cannelures
Vase ossuaire et concentration d’ossements calcinés (en bas), vase biconique (à gauche) et gobelets (en haut)
Vase ossuaire et concentration d’ossements calcinés (en bas), vase biconique (à gauche) et gobelets (en haut)
Sépulture contenant plusieurs récipients affaissés sous le poids de la dalle de couverture, dont un exemple rare de céramique peinte
Sépulture contenant plusieurs récipients affaissés sous le poids de la dalle de couverture, dont un exemple rare de céramique peinte

Les fouilles entreprises à Denges devraient se poursuivre au moins jusqu’à la fin de l’année 2021, des décapages complémentaires devant être réalisés dans le cadre des travaux préparatoires et de construction du dépôt de bus. Le corpus des sépultures pourrait ainsi être amené à s’étoffer encore, augurant à la commune de l’ouest lausannois un rayonnement scientifique de premier ordre au sein de la communauté des archéologues.

Nous adressons nos vifs remerciements aux divers commanditaires, qui ont rendu possible la réalisation de ces travaux anticipés :

  • Office fédéral des transports (OFT)
  • État de Vaud
  • Transports Publics Morgiens (TPM)
  • Commune de Denges
  • Commune de Préverenges

Maîtrise d’ouvrage : Migros-Vaud et MBC

Opérateur archéologique : Archeodunum SA (Responsable : Dorian Maroelli)

Nouveau moteur de recherche

Un moteur de recherche est désormais disponible pour rechercher des informations parmi toutes les opérations d’Archeodunum.

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Vous pouvez effectuer des recherches sur les périodes d’occupation retrouvées, la localisation, le type de chantier et sur l’ensemble des textes des notices scientifiques.

En attendant que tous nos rapports soient disponibles, n’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez de plus amples renseignements.

Bonne recherche !

Des berges antiques sous le siège du CIO à Lausanne

Aménagements de quai, époque romaine (Archeodunum SA)
Dépôt d’amphores, époque romaine (Archeodunum SA)

Entre février 2016 et avril 2017, les travaux d’agrandissement du siège du Comité International Olympique ont permis d’explorer le site de Lausanne-Vidy sur une surface de 8000 m2, dans un secteur connu depuis longtemps pour sa richesse patrimoniale et partiellement fouillé entre 1984 et 2006. L’intervention a été réalisée par l’entreprise Archeodunum SA, sur mandat de la section d’Archéologie cantonale vaudoise.

Les quais de la ville romaine, dégagés sur 130 m de longueur, sont entièrement consolidés par des enrochements et des centaines de pieux en chêne, derrière lesquels sont parfois conservés des madriers horizontaux. Des empreintes de poutres et de poteaux internes, avec divers éléments de fixation, suggèrent l’existence de plateformes planchéiées. Un long entrepôt occupe une partie des quais, à proximité d’un édifice muni de pièces chauffées et de latrines. Deux jetées, découvertes à 190 m de distance l’une de l’autre, devaient délimiter un espace de navigation protégé et fonctionner comme débarcadères en période de basses eaux. Ces différents aménagements offrent une vision unique des installations portuaires qui firent la prospérité de Lousonna. Les dizaines d’amphores retrouvées sur le site témoignent aussi de cette intense activité commerciale, contrôlée par des corporations de bateliers comme celle des Nautes du Léman (Nautae lacus Lemanni). Le secteur est vraisemblablement désaffecté au 3e ou au début du 4e siècle, alors que les rives du lac sont déjà en partie ensablées.

A partir de la fin du 7e ou au 8e siècle, un cimetière se développe autour d’une église paroissiale connue uniquement par des sources écrites. Les 317 tombes fouillées en 2016 suivent des orientations variables et comportent généralement des aménagements en bois et/ou en pierre, à l’exception de quelques défunts inhumés en « pleine terre ». Aux abords de la zone funéraire, plus de 400 fosses et trous de poteaux correspondent à une occupation datée de la fin du 8e au 13e siècle, avec des bâtiments présentant pour certains des indices d’activité artisanale. Ces constructions attestent pour la première fois l’existence d’un établissement médiéval sur les rives lausannoises du lac Léman, à 3 km du siège épiscopal installé sur la colline de la Cité.

Dans la partie sud du chantier, on retrouve des aménagements extérieurs (murs de clôture, canalisations, cours pavées, etc.) appartenant aux différentes propriétés privées qui se sont succédé sur le site depuis la Réforme, jusqu’à l’actuel « château » de Vidy (1771-1776).

Romain Guichon

Dépôt de vaisselle en céramique et en verre, époque romaine (Y. André, MCAH)
Cimetière d’époque médiévale (Archeodunum SA)

Portes ouvertes Vufflens-la-Ville (canton de Vaud)

Les vestiges d’une agglomération celtique du 2e siècle av. J.-C. sont actuellement à l’étude sur le tracé de la route cantonale 177 à Vufflens-la-Ville (à 12 km au NO de Lausanne) Le samedi 12 septembre de 10h à 16h, journée portes ouvertes sur la fouille, avec visites guidées et présentations d’objets.

 télécharger le Flyer avec plan de localisation

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La plaquette de présentation des premiers résultats de la fouille de Vufflens-la-Ville consultable en ligne :