
ARCHEODUNUM SA (Suisse) recrute
UN.E RESPONSABLE D’OPÉRATION NEOLITHICIEN.NE (COSSONAY, VAUD)
UN.E RESPONSABLE D’OPÉRATION PROTOHISTORIEN.NE (COSSONAY, VAUD)
Poste à pourvoir de suite

Poste à pourvoir de suite

Les 16 et 17 septembre 2023, auront lieu les prochaines Journées Européennes du Patrimoine.
A cette occasion, Archeodunum vous propose six évènements pour aller à la rencontre de l’archéologie et du patrimoine, à travers conférence et rencontres sur site.
Retrouvez-nous à :
Venez rencontrer l’archéologue Jean-Baptiste Vincent au Château de Vendôme (Loir-et-Cher). Il vous présentera les résultats de l’étude archéologique qui accompagne le chantier de restauration du château. L’ampleur des travaux projetés sur le château de Vendôme en font un évènement majeur pour l’archéologie avec l’étude des tours, des courtines et du châtelet qui étaient jusqu’alors inaccessibles
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D’autres activités sont proposées au château de Vendôme ce même jour : retrouvez le détail sur le site des Journées Européennes du Patrimoine.
Depuis 2022, le château de Montrichard fait l’objet d’importants travaux de restauration. Grâce aux échafaudages, les archéologues peuvent collecter toutes les informations et profiter du nettoyage des murs, voire de certains démontages des maçonneries, pour lire le monument en profondeur Hugo Thomas vous propose une visite du donjon étudié à cette occasion.
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D’autres activités sont proposées sur ce site dans le cadre des JEP : retrouvez le détail sur le site des Journées Européennes du Patrimoine.
Séjour des rois de France pendant la cérémonie du couronnement, le palais du Tau – ancien palais de l’Archevêque de Reims – doit son nom à la forme de son plan en T. La lettre « T » se prononce « tau » en grec. Attesté dès 1131 le palais fait aujourd’hui l’objet d’un chantier de restauration. Camille Collomb vous propose un découverte de la salle basse du Palais, étudiée à l’occasion de ce chantier.
La chartreuse pontificale de Villeneuve-lez-Avignon, fondée au XIVe siècle, est un édifice remarquable par son histoire et son architecture. C’est aujourd’hui le lieu d’un double patrimoine, historique et vivant : celui de la chartreuse médiévale ouverte aux visiteurs, et celui du Centre national des écritures du spectacle qu’elle accueille dans ses murs. Alors que des recherches archéologiques y sont menées à l’occasion d’un chantier de mise en accessibilité du site, Quentin Rochet, archéologue en charge des fouilles, vous propose une conférence/échange sur l’archéologie préventive et la chartreuse de Villeneuve.
L’église Saint-Sauveur de Sahurs se situe au creux d’une des boucles de la Seine. Il se remarque dans le paysage par son architecture est singulière : abside romane, travées gothique flamboyant, etc. Classé Monument Historique en 1928, l’édifice est actuellement l’objet d’un chantier de restauration suivi par les archéologues. Margaux Lainé, archéologue médiéviste, vous propose une conférence sur son étude.
Une conférence à plusieurs voix sur l’archéologie néolithique de l’Ile d’Yeu..
Aldo Borlenghi et David Baldassari vous propose une conférence intitulée “L’eau du Gier pour Lugdunum, architecture et datation du plus long aqueduc romain lyonnais”. Conférence coanimée par Aldo Borlenghi, maître de conférences en Archéologie et histoire de l’art du monde romain à l’Université Lumière Lyon 2 et David Baldassari, archéologue de la société Archeodunum et responsable de l’opération d’archéologie du bâti réalisée à l’occasion de la restauration des arches du pont siphon de Beaunant.

Le développement de notre agence Nord (Reims) se poursuit et plusieurs chantiers sont prévus pour l’automne 2023.
Période chronologiques : Protohistoire, Antiquité, Moyen Âge.
Contrats de plusieurs semaines / mois selon les fouilles.
Chantiers à débuter à partir de septembre 2023
Archeodunum recherche pour la rentrée universitaire 2023/2024
Bien que la construction sur poteaux porteurs ait été largement utilisée depuis le Néolithique, elle n’a que rarement fait l’objet de grandes études d’histoire de l’architecture. Pourtant, ce principe constructif est sans doute l’un des plus utilisés depuis les débuts de l’histoire de la construction.
D’un point de vue archéologique, ces aménagements laissent des traces caractéristiques, que l’on résume sous l’appellation « trou de poteau ». Il s’agit de petites fosses qui conservent, dans les meilleurs des cas, la trace du poteau décomposé ou des pierres de calage permettant d’en délimiter l’empreinte. Toutefois, il s’agit la plupart du temps de structures anonymes, mal conservées et difficilement datables. Pour la majorité des sites, seuls les alignements spécifiques des trous de poteau et les angles de ces alignements permettent de dégager les plans de bâtiments qui pourront servir à la réflexion sur l’architecture à une période donnée.
Souvent, de multiples aménagements (travaux de réparation, rajouts, réédification) et des installations sur les mêmes lieux à différentes époques rendent complexe l’interprétation. Les structures sont alors enchevêtrées et les alignements peuvent être trompeurs. À la géométrie s’ajoutent d’autres paramètres : la forme et la taille de la fosse, son altitude, le matériel trouvé dans son comblement, la stratification du contenu, ou encore la présence d’un négatif de poteau conservé, qui constituent autant d’éléments à prendre en compte pour associer ou distinguer les trous de poteau entre eux.
Les archéologues cherchent depuis longtemps une méthode rationnelle pour identifier ces bâtiments, notamment dans les cas précis où ils nous arrivent imbriqués les uns dans les autres. Dans ces cas, la confusion est telle que l’oeil humain, malgré les tris des trous de poteau en fonction de leurs dimensions, de leur forme, de leurs altitudes ou de leur contenu, n’est pas en mesure d’identifier des plans cohérents.
La réflexion actuelle porte sur l’utilisation de méthodes d’intelligence artificielle, comme celles d’apprentissage automatique (machine learning). L’idée consiste à ne pas utiliser uniquement les données intrinsèques aux trous de poteau et à leurs relations entre eux, mais à entraîner un modèle d’apprentissage automatique pour détecter des plans de bâtiments, en lui faisant apprendre les très nombreux plans avérés, connus et variés. Le modèle pourrait ainsi tenir compte des variations par rapport à la norme et des plans de bâtiments qui répondent le moins à des critères géométriques.
l’objectif du contrat d’alternance est de réaliser un état de l’art des méthodes d’apprentissage automatique et d’apprentissage profond, des méthodes géométriques, permettant de détecter des contours ou formes à partir de points. Il devra également constituer un jeu de données à partir des plans avérés et variés pour l’entraînement des modèles. Enfin, il lui incombera de proposer, entraîner et évaluer un ou des premiers modèles.
Le profil demandé est un·e étudiant·e en master ou en école d’ingénieurs d’intelligence artificielle ou de science des données avec une appétence pour travailler dans le domaine de l’archéologie. Le ou la stagiaire/alternant sera encadré(e) par un chercheur en informatique et par un archéologue.
Lieu : Siège d’Archeodunum, 500, rue Juliette Récamier, 69970 Chaponnay
Rémunération : 1464,80 € Brut/mois
Du 16 au 18 juin 2023, auront lieu les prochaines Journées Européennes de l’Archéologie.
A cette occasion, Archeodunum vous propose six évènements pour visiter des chantiers en cours de fouille
ou découvrir les résultats de chantiers récents.
Retrouvez-nous à :

A VOS AGENDAS !
le chantier de fouille du site antique d’Aoste ouvre ses portes au public. L’équipe archeodunum qui mène actuellement la fouille sous la direction de Miguel Rodriguez vous acceuillera pour des visites commentées.
Le samedi 17 juin, de 9h à 12h et de 13h à 17h. Par groupe de 15/20 personnes max.
Le Musée gallo-romain d’Aoste propose également :
Inscription obligatoire auprès du musée d’Aoste – Accueil et départ des groupes obligatoires depuis le musée d’Aoste
Depuis mars 2023, les archéologues d’Archeodunum et du Service Archéologique de la Ville d’Autun explorent, sous la direction de Jessy Crochat, deux salles du musée Rolin à Autun. Cette fouille archéologique intervient dans le cadre du futur musée Panoptique, qui associera l’actuel musée Rolin, l’ancienne prison et le palais de justice.
Les archéologues creusent jusqu’à une profondeur de 5 mètres, dans une opération qui associe technologies de pointe et haute sécurité. 2000 ans d’histoire apparaissent sous leurs outils : un rempart romain, des maisons médiévales et un hôtel du XVe siècle.
L’équipe œuvrant sur le site vous accueillera sur place à l’occasion des Journées Européennes de L’Archéologie. Ils et elles vous proposeront de découvrir, par des échanges informels, en images et à travers les objets, ce qui se cache dans les profondeurs du musée Rolin.
Animations : diaporama, exposition d’objets archéologiques, échanges avec les archéologues, aperçu du chantier.
Rendez-vous dans la cour et accueil du musée Rolin, 3 rue des Bancs, 71400 Autun
Horaires : samedi 17 juin 2023, 10h-12h et 13h30-16h30
Entrée libre
Le samedi 17 juin de 14:00 à 14:45, Arthur Tramon et Gillian Filiz, archéologues de la société Archeodunum, vous présenteront, le temps d’une conférence, les résultats de la fouille réalisée en 2020 sur le lotissement de La Plaine. Vous découvrirez les vestiges laissés par une communauté de l’âge du Bronze installée à Oudalle il y a 3500 ans. Une occasion unique pour échanger avec les archéologues et admirer de nombreux objets, dont une exceptionnelle hache en bronze.
Après avoir été soigneusement restaurée, cette hache sera présentée au public pour la première fois !
Les archéologues seront disponibles pour répondre à vos question et interrogations le reste de la journée, de 10:00 à 12:00 et de 15:00 à 17:00
Retrouvez les archéologues d’Archeodunum dans le cadre du Village de l’Archéologie. En région Sud-Ouest, notre agence, située à Colomiers, est intervenue à plusieurs reprises sur la commune de Toulouse : Caserne Niel, ligne du Tramway Garonne, rue des 36 Ponts, rue du Férétra, rue Rambaud, etc. Des découvertes effectuées dans le cadre de ces fouilles sont également à découvrir dans les vitrines du Musée !
Seront également présent dans le village de l’archéologie : L’association Action de Promotion et d’Aide à la Recherche En Archéologie (APAREA), la Cellule archéologie de la Direction du Patrimoine de Toulouse Métropole, L’association Délires d’encre, Eveha, Grottes & Archéologies, Hadès Archéologie, L’INRAP, Materia Viva, le Service régional de l’archéologie Occitanie, le laboratoire TRACES. Toutes ces structures sont présentées sur la page dédiée du site des JEA.
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Et parcourez nos plus intéressantes interventions qui se sont déroulées à Toulouse depuis 2012 :
Aménagé en jardin botanique par Buffon au XVIIIe siècle, le parc est intimement lié à l’histoire du château des ducs de Bourgogne sur lequel il est construit. La Tour de l’Aubespin – plus haute tour-terrasse de Bourgogne – constitue avec la Tour Saint-Louis, les salles souterraines et les remparts, les vestiges les plus visibles de l’ancienne forteresse.
L’ensemble des services culturels de la ville de Montbard s’associe pour proposer un événement intitulé “Montbarchéo” avec au programme : ateliers, découverte des tours rénovées, visites avec archéologues et architectes, lecture, bal et spectacle de fauconnerie.
Un archéologue d’Archeodunum vous accompagne pour une visite du site, le samedi 17 juin de 14:30 à 15:30 et de 16:00 à 17:00. Une exposition retracera également les cinq années de fouilles archéologiques.
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Et parcourez les différentes interventions d’Archeodunum au parc Buffon :
Aménagé en jardin botanique par Buffon au XVIIIe siècle, le parc est intimement lié à l’histoire du château des ducs de Bourgogne sur lequel il est construit. La Tour de l’Aubespin – plus haute tour-terrasse de Bourgogne – constitue avec la Tour Saint-Louis, les salles souterraines et les remparts, les vestiges les plus visibles de l’ancienne forteresse.
L’ensemble des services culturels de la ville de Montbard s’associe pour proposer un événement intitulé “Montbarchéo” avec au programme : ateliers, découverte des tours rénovées, visites avec archéologues et architectes, lecture, bal et spectacle de fauconnerie.
Un archéologue d’Archeodunum vous accompagne pour une visite du site, le samedi 17 juin de 14:30 à 15:30 et de 16:00 à 17:00. Une exposition retracera également les cinq années de fouilles archéologiques.
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Et parcourez les différentes interventions d’Archeodunum au parc Buffon :
A l’occasion des Journées Européennes de L’Archéologie, le centre de Restauration et d’Etudes Archéologiques Municipal (CREAM) de Vienne (Isère) vous accueille les 16 et 17 juin.
Les conservateurs-restaurateurs vous présenteront les différents moyens mis en œuvre pour révéler et valoriser le message, souvent dissimulé, que recèlent les objets mis au jour par les archéologues, ainsi que les procédés utilisés pour en assurer la conservation.
A cette occasion, vous pourrez voir une partie des objets issus de notre fouille exceptionnelle de Sainte-Colombe “Le Bourg”.
Visites gratuites le vendredi 16 juin (10-12h et 14-17h) et le samedi 17 juin (10-12h et 14-17h).
Visites gratuites d’une heure par groupes d’environ 10 personnes.
Réservation conseillée au 04 74 85 19 00
C’est à la création d’un lotissement aux abords du bourg de Torfou, rattaché à la commune de Sèvremoine (Maine-et-Loire), que l’on doit l’ouverture d’une fenêtre archéologique sur le passé de ce secteur. Depuis le 13 mars, les archéologues d’Archeodunum mettent au jour les vestiges d’une vaste ferme de la période romaine.
Prescrite par le Service Régional d’Archéologie des Pays de la Loire, l’opération d’archéologie préventive a été motivée par l’aménagement, par la commune de Sèvremoine, d’un nouveau lotissement. La fouille a été précédée d’un diagnostic archéologique (évaluation portant sur environ un dixième du terrain), qui a révélé des vestiges de l’Antiquité.
Sur les 25 000 m2 à fouiller, le travail a commencé par un décapage réalisé à l’aide de pelles mécaniques. Ces engins ont permis de retirer la terre végétale sur 0,30 à 0,50 m d’épaisseur. Sous ce recouvrement de surface, plus de 600 aménagements ont été mis au jour : empreintes de poteaux, fosses diverses, structures de combustion, fossés et chemins. Ces vestiges appartiennent majoritairement à la période antique, plus particulièrement au Ier s. après J.-C. Les objets archéologiques, comme les fragments de céramique gallo-romain, sont de précieux indices pour dater les occupations. Quelques traces d’activités humaines aux périodes médiévale ou moderne ont également été décelées.
Au sein de tout un réseau de creusements, trois fossés d’environ 60 m de long et 1,2 m de profondeur ceinturent un espace de 3 800 m2. Les archéologues n’ont pas encore pu distinguer de constructions à l’intérieur de l’enclos. Il est très probable que ces dernières n’aient pas laissé de traces. Cet aménagement semble correspondre à un élément central d’une grande ferme de la période antique, dont les limites ne sont pas encore connues.
À l’extérieur de l’enclos, plusieurs alignements de trous d’ancrages de poteaux en bois, également appelés « trous de poteau » par les archéologues, permettent de restituer des plans de bâtiments gallo-romains. Pour la construction, on recourait à des matériaux périssables (terre et bois), qui n’ont laissé que peu de traces dans le sol. Les fonctions de ces édifices de grande ampleur sont vraisemblablement multiples : hangar de stockage, zone de travail artisanal, parcage des animaux… Ils constituent vraisemblablement des aménagements majeurs de cette grande ferme antique.
Un chemin d’époque moderne se superpose à la partie sud de l’enclos antique. Il se poursuit à l’est sur un axe nord-sud. La fouille permettra de savoir si l’un ou l’autre de ces chemins, visible sur les cadastres anciens était déjà en place durant l’Antiquité.
Au terme de l’intervention, en juin 2023, le patrimoine archéologique aura été sauvegardé par le travail de terrain, et la commune pourra poursuivre l’aménagement du lotissement du Pré aux Sources. Côté archéologie, les investigations se poursuivront en laboratoire durant deux ans. Un important travail d’étude sera réalisé par les archéologues et les spécialistes, de manière à obtenir le maximum d’information. Des analyses par le radiocarbone permettront d’affiner la datation des différents contextes. Un rapport abondamment documenté synthétisera l’ensemble des résultats de cette opération.
Téléchargez la plaquette de présentation du site au format PDF.
Opération d’archéologie préventive conduite au printemps 2023 sur la commune de Sèvremoine (Maine-et-Loire), en préalable à la création d’un lotissement.
Prescription et contrôle scientifique : Service régional de l’archéologie des Pays de la Loire
Maîtrise d’ouvrage : Commune de Sèvremoine
Opérateur archéologique : Archeodunum (Responsable : Marc-Antoine Dalmont)
Deux nouveaux suppléments de la Revue Archéologique de l’Ouest viennent de sortir et plusieurs archéologues d’Archeodunum participent à ces publications.

Le onzième supplément à la Revue Archéologique de l’Ouest concerne le bilan des deux dernières décennies de recherches sur l’archéologie antique en Pays de la Loire.
Lola Trin-Lacombe participe à l’article sur l’artisanat potier à l’époque romaine en Pays de Loire et Morbihan, tandis que Alexandre Polinski participe au chapitre sur les carrières de pierre et les réseaux d’approvisionnement en Pays de la Loire.
Plus de renseignements et commande en ligne
Le douzième supplément à la Revue Archéologique de l’Ouest consacre un hommage à Jea-Laurent Monnier par un numéro sur la Préhistoire et la Protohistoire à l’Ouest de la France.
Audrey Blanchard, Valentin Lehugeur et Fabien Montassier publient avec jean-Noël Guyodo un article sur les fossiles de requins et de mammifères marins du site Néolithique moyen des Cléons à Haute-Goulaine (Loire-Atlantique).

Une équipe d’une douzaine d’archéologues a procédé à une vaste fouille archéologique sur la commune de Nort-sur-Erdre tout au long de l’année 2022. Cette opération a été prescrite par le Service Régional de l’Archéologie. Elle était motivée par la création, par le Département de Loire-Atlantique, d’un axe routier contournant le centre de la ville. Sur près de 15 hectares, les archéologues d’Archeodunum ont mis au jour des vestiges datés de l’âge du Bronze, de l’Antiquité et du Moyen-âge, dont des aménagements de berge le long de l’Erdre.
Sous la direction d’Audrey Blanchard, l’équipe a travaillé par étapes entre février et novembre 2022. On distingue les lieux-dits dits « Saint-Yves » (ouest), « L’Onglée » (centre) et « La Pancarte » (est). Les archéologues ont mis au jour plus de 3 000 aménagements. Ces vestiges appartiennent à plusieurs phases chronologiques : âge du Bronze ancien, âge du Bronze final, Moyen-âge et Antiquité.
Sur les plateaux situés de part et d’autre de l’Erdre, deux occupations humaines de l’âge du Bronze ont été décelées. À l’ouest, sur le site de « Saint-Yves », la fouille a révélé de nombreuses fosses d’ancrage de poteau. Plusieurs alignements permettent de restituer des plans de bâtiments, tous à ossature de bois ancrée dans le sol et dont les parois sont réalisées en matériaux périssables (clayonnage et torchis). Les archéologues ont reconnu des petits greniers à quatre poteaux ou des bâtiments de superficie plus imposante. Des fosses jouxtent ces constructions. Certaines, dites « polylobées » en raison de leur forme complexe, contenaient de nombreux fragments de céramique attribuables à l’âge du Bronze final (1350-800 av. n. è.).
À l’est, sur le site de « La Pancarte », les creusements sont plus arasés, mais permettent également de restituer des plans de bâtiment. Le mobilier céramique, rare, renvoie à une phase plus ancienne : âge du Bonze ancien à moyen (2000-1350 av. n. è). Un fossé circulaire de 10 m de diamètre environ pourrait quant à lui indiquer l’existence d’une architecture funéraire au sud de l’habitat.
Sur le site de « L’Onglée », à proximité de l’Erdre, l’équipe a découvert un vaste enclos daté de l’Antiquité (Ier– IIIe s. de n. è.). Ce dispositif prend la forme de deux fossés parallèles, qui délimitent un espace habité doté de plusieurs bâtiments quadrangulaires.
Dans la plaine alluviale, à proximité immédiate de l’Erdre, les sondages ont révélé des vestiges d’aménagement de berge : des pieux verticaux et des pièces de bois horizontales forment des caissons quadrangulaires. Le milieu, très humide, a permis une bonne conservation du bois. Les premiers éléments de datation plaident en faveur d’un aménagement médiéval.
Près de 260 habitants de Nort-sur-Erdre et des communes alentour ont pu visiter le site archéologique lors des Journées Européennes du Patrimoine, le samedi 17 septembre 2022. Quatre classes de collégiens de la ville ont également fait le déplacement et ont pu bénéficier d’échanges enrichissants avec les archéologues.
Au terme de l’intervention de terrain, les investigations se poursuivront en laboratoire durant deux ans. Les archéologues et les spécialistes d’Archeodunum vont exploiter les informations recueillies sur le terrain. Des analyses par le radiocarbone ou par dendrochronologie (pour dater les pièces de bois des berges) permettront d’affiner la datation des différents contextes. Tous les résultats de l’opération seront synthétisés dans un rapport abondamment documenté et argumenté.
Opération d’archéologie préventive durant l’année 2022 sur la commune de Nort-sur-Erdre (Loire-Atlantique), en préalable à la déviation nord de la commune.
Prescription et contrôle scientifique : Service régional de l’archéologie du Pays de la Loire
Maîtrise d’ouvrage : Département de Loire-Atlantique
Opérateur archéologique : Archeodunum (Responsable : Audrey Blanchard)
C’est dans le cadre du projet de la déviation sud-est de Belleville que le Service régional de l’archéologie a prescrit une fouille archéologique, réalisée par Archeodunum entre juillet et octobre 2022. Les premiers résultats en sont spectaculaires, avec la découverte d’une série de bâtiments d’époque romaine. Ceux-ci font face au quartier artisanal exploré en 2020 sur la ZAC Lybertec, de l’autre côté de la route D306. L’ensemble constitue une occupation dense, révélant l’existence d’une petite agglomération, à quelques kilomètres au nord de Ludna (Saint-Georges-de-Reneins).
Depuis des temps très anciens et jusqu’à aujourd’hui, la vallée de la Saône sert d’axe de circulation majeur. Au lendemain de la conquête de la Gaule (milieu du Ier s. av. J.-C.), les Romains pérennisent ou installent un réseau routier naissant de Lyon pour monter vers le nord et l’ouest de la Gaule (Voie dite de l’Océan), desservant notamment Mâcon puis Chalon-sur-Saône. Le long de cette artère maîtresse se développent habitats, lieux d’étape, petites ou grandes agglomérations. C’est dans ce contexte que s’inscrivent les fouilles menées à Belleville-en-Beaujolais.
Deux secteurs font l’objet d’investigations archéologiques. À proximité du Lac des Sablons et de l’autoroute A6, des traces ténues (négatifs de poteaux, fosses diverses) évoquent assez discrètement une occupation gauloise. Trouvé dans une fosse profonde d’environ 40 cm, un ensemble de poteries est ainsi datable de la fin de l’âge du Fer (milieu IIe – début Ier siècle avant J.-C.).
C’est directement en contrebas du rond-point de la RD109, à l’emplacement du départ de la future déviation, que les découvertes sont les plus remarquables. Sur une surface de près de 6000 m2, de nombreux vestiges sont datés de l’époque romaine (Ier – IIIe siècle après J.-C.). Le site, très bien organisé, se développe pour l’essentiel sur la moitié ouest de la zone de fouille. Il est limité à l’est par un mur de clôture et par un fossé d’axe nord-sud, mais se poursuit hors emprise au nord, au sud et à l’ouest.
Les nombreux murs, dont seules sont conservées les fondations en galets et en blocs de calcaire, dessinent les plans d’au moins cinq bâtiments. Ceux-ci semblent répartis en deux parcelles contiguës, séparées par un mur constitué de fragments de tuiles. Parmi ces constructions, on remarque le plan presque complet d’une grange de plan carré (bâtiment 3).
À l’est du bâtiment 4, le bâtiment 5 livre dans sa démolition de nombreux matériaux (briques creuses, pilettes carrées, mortier de tuileau) qui suggèrent la présence d’un hypocauste : ce dispositif de chauffage par le sol, bien connu dans le monde romain, pourrait équiper des bains privés (thermes). Les alentours livrent d’autres types de vestiges, dont des fosses et un puits, ainsi que plusieurs foyers, peut-être liés à une activité artisanale.
Ces résultats sont à apprécier en regard de la fouille menée en 2020 par la société Éveha sur le site de la ZAC Fontenailles, de l’autre côté de la route D306. On y a découvert un quartier à vocation artisanale (travail du métal en particulier). Les orientations des bâtiments sont identiques, et l’ensemble donne l’impression d’une occupation cristallisée de part et d’autre d’un axe fort, situé par hypothèse sous la D306. Par extension, il est tentant de restituer à cet endroit le passage de la Voie de l’Océan – à moins qu’il ne s’agisse d’une voie secondaire.
Ces nouvelles données permettront également d’alimenter une discussion ancienne mais non tranchée à propos des sites de Ludna et de Lunna, que deux sources antiques mentionnent entre Anse et Mâcon (article à ce propos). Il n’est pas clair si les deux noms, très similaires, désignaient un même lieu, ou deux sites différents. Les dernières recherches penchent en faveur d’un lieu unique, positionné à Saint-Georges-de-Reneins. Désormais, il paraît établi qu’il existait à l’époque romaine une autre petite agglomération à proximité immédiate de l’actuel Belleville-en-Beaujolais !
À l’issue de la fouille, en octobre 2022, l’aménagement routier se poursuivra. Côté archéologie, les investigations se dérouleront en laboratoire durant deux ans. Un important travail d’étude sera réalisé par les archéologues et les spécialistes – notamment pour réfléchir à l’articulation entre Ludna et Lunna ! Finalement, les résultats seront rassemblés dans un copieux rapport, remis à l’État avec l’ensemble de la documentation et des objets collectés sur le site.
Opération d’archéologie préventive conduite durant l’été 2022 sur la commune de Belleville-en-Beaujolais (Rhône), en préalable à la déviation sud-est de la commune.
Prescription et contrôle scientifique : Service régional de l’archéologie d’Auvergne-Rhône-Alpes.
Maîtrise d’ouvrage : Département du Rhône
Opérateur archéologique : Archeodunum (Responsable : Jérôme Grasso)

Programme fourni pour les équipes d’Archeodunum pour les Journées Européennes du Patrimoine 2022 ! A l’occasion de ces journées, nos archéologues vous invitent à visiter la très vaste fouille en cours à Nort-sur-Erdre (Loire-Atlantique), à explorer le passé antique et médiéval de Montbrison (Loire), à suivre une visite et/ou une conférence à l’abbaye de Longues-sur-Mer (Calvados), ou encore à découvrir les fortifications du château de La Groulaie à Blain (Loire-Atlantique).
Le programme est disponible ci-dessous, sur notre agenda et sur le site officiel des Journées Européennes du Patrimoine.
Profitez-en également pour découvrir nos dernières actualités et nos opérations proches de chez vous !
Bonnes découvertes !
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Principal édifice gothique de l’agglomération viennoise, siège d’évêché depuis les premiers temps du christianisme, l’ancienne cathédrale de Vienne possède une riche histoire rythmée par les chantiers successifs et l’évolution de l’architecture chrétienne.